Nicolas, conducteur de métro et instagrammeur

Il y a 4 ans de cela, en mars 2019, Nicolas est entré à la STIB. En devenant conducteur de métro après une carrière dans l’Horeca, il ne s’attendait pas à trouver une nouvelle passion… qu’il partage au quotidien sur Instagram. Retour sur le parcours de Nicolas, conducteur et passionné de métro.

En attendant mieux

Avant de venir travailler à la STIB, Nicolas travaillait dans l’Horeca pour un service traiteur. Il avait besoin de changer d’air. C’est alors que sa compagne, conductrice de tram à la STIB, lui a soufflé l’idée de venir travailler pour la société de transport public bruxellois. “Après tout pourquoi pas ?” s’est-il alors dit. La STIB représentait pour lui un nouveau défi avec de sacrés avantages.

“Quand je suis entré à la STIB, je me suis dit que ce serait juste en attendant de trouver mieux” explique Nicolas. “Mais ici, on est plutôt bien et le travail m’a tout de suite plu. Cela fait 4 ans que je suis conducteur de métro et je me suis découvert une passion”.

Comme une vieille Ford Mustang

Après avoir fait un stage en station comme agent multimodal, Nicolas conduit son premier métro. “J’ai été formé sur les anciens métro MX et personnellement je les adore. Pour moi c’est comme rouler avec une ancienne voiture de collection… un peu comme une vieille Ford Mustang ! Il faut sentir la machine, trouver comment avoir un bon feeling avec. La sensation de conduite est tout à fait différente et on peut dire qu’on la sent vivre” raconte Nicolas.

“Le MX a plein de qualités insoupçonnées” ajoute-t-il. “Cela fait 40 ans qu’il est sur le réseau et contrairement à ce que l’on croit, il est très fiable ! C’est un véhicule vivant. C’est d’ailleurs un peu ma madeleine de Proust : quand j’étais petit il n’y avait rien d’autres que le MX sur le réseau bruxellois. Il vient donc réveiller une certaine nostalgie en moi.”

Patager sa passion sur Instagram

Petit à petit, Nicolas est devenu passionné par son métier et un jour il lui est venu l’idée d’ouvrir un compte Instagram. C’est avec son smartphone qu’il prend toutes ses photos. “Je voulais montrer tout ce qu’il y a derrière le conducteur de métro” explique-t-il. “Il y a plein d’aprioris sur ce métier. On nous dit qu’on est toujours dans le noir, que c’est un métier où l’on s’ennuie et qu’on ne voit jamais l’extérieur. Ce n’est pas tout à fait juste ! Il suffit de voir les photos de mon compte Instagram pour le comprendre. D’ailleurs, je suis particulièrement fier de mes photos avec l’Atomium. Qui peut prétendre avoir ce genre de vue chaque jour ? Pas tout le monde !”

Pour lui, Instagram est un hobby. Il n’est pas question ici d’algorithme, de followers ou de like mais bien de partager tout ce qu’il voit. “Je veux juste partager ce que j’aime. Et montrer que le voyageur ne voit pas la même chose que le conducteur (et vice-versa). Il n’y a pas d’obligation pour moi de le faire. Je vis et je partage dans l’instant” nous précise-t-il.

L’envers du décor

Nicolas nous explique que chaque journée est différente et c’est bien là, l’un des avantages de son métier. Il n’y a pas d’horaire fixe et donc pas de journée type. Il arrive au local, il imprime sa feuille de route et le voilà parti. Nicolas prend généralement son métro sur ligne car il est attaché à une zone et non à un dépôt (par défaut, tous nos conducteurs de métro sont attaché au dépôt Delta). Si vous voulez le rencontrer il vous faudra patienter du côté de Simonis.

Un métier de cœur

“J’ai eu la chance d’avoir un excellent formateur à la STIB. Il m’a transmis sa passion pour son métier et pour la STIB. Et aujourd’hui c’est à mon tour de partager tout cela.” raconte Nicolas.

Quant à la question “Pourquoi on est si bien à la STIB ? ” voici ce qu’il conclut : “Outre les avantages salariaux et la sécurité de l’emploi, je me sens vraiment utile. Chaque jour je transporte des milliers de personnes. Et depuis que je travaille à la STIB, je ne me suis jamais dit : “Aujourd’hui, je n’ai pas envie d’aller travailler”. J’ai eu la chance de me découvrir une passion et j’adore ce que je fais !”