Se tenir, il n’y a pas d’appli pour ça

Nous lançons une campagne pour rappeler à nos voyageurs de bien se tenir, pour leur propre sécurité. 

Chaque jour, les bus, trams et métros de la STIB transportent des milliers de voyageurs. Or, nos véhicules sont soumis aux aléas de la circulation. Une voiture qui fait un écart sans prévenir, un freinage de sécurité à effectuer, un nid de poule dans la chaussée, … Même si les conducteurs sont formés à la conduite défensive, un freinage brusque n’est jamais à exclure. Des situations qui amènent les voyageurs qui ne se tiennent pas à tomber dans le véhicule.

« Se tenir, il n’y a pas d’appli pour ça »

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En 2017, nous avons enregistré 620 chutes de voyageurs dans ses véhicules. Pour éviter de tels incidents, nous voulons sensibiliser l’ensemble de nos voyageurs à l’importance de se tenir aux mains courantes. Nous lançons une nouvelle campagne :  « Se tenir. Il n’y a pas d’appli pour ça. Pour votre sécurité, tenez-vous dans les transports ». La STIB veut faire prendre conscience aux voyageurs de toujours bien se tenir aux poignées, mains courantes et barres lorsqu’ils voyagent debout. La campagne sera visible dans les véhicules et stations durant 4 semaines.

Une démonstration avec des sportifs

Nous avons décliné la campagne sur les réseaux sociaux avec une vidéo humoristique. Nous avons demandé à deux équipes de football américain, les Brussels Tigers et les Brussels Black Angels de vivre un freinage d’urgence. Les deux équipes n’ont pas fait de match mais ont joué à pile ou face. Seuls les gagnants ont pu se tenir.

Les joueurs ont subi le freinage d’urgence d’un tram lancé à 60km/h sur la voie d’essai du dépôt de Haren. Nous vous laissons découvrir en vidéo le résultat. Nous vous rassurons : aucun joueur n’a été blessé durant le tournage. 😉

GSM, jeux, distraction…

Usage du téléphone portable, distraction, lecture, paquets dans les mains … Les raisons de ne pas se tenir, ou de mal se tenir, quand on voyage debout dans les transports publics, sont multiples. « Je constate qu’il y a davantage de distractions qu’avant, principalement avec l’utilisation du GSM à tout moment, qui fait qu’on ne pense plus à se tenir », souligne Amal Kammachi, responsable risk & safety au tram.

Si l’accent est mis sur l’utilisation du téléphone portable pour cette campagne, Gaëtan Deckers, responsable risk & safety au bus, rappelle que « le bus bouge : freinages, accélérations, virages… Ne pas se tenir dans un véhicule qui bouge, c’est prendre le risque de tomber. Sans oublier qu’on n’est jamais à l’abri d’un coup de frein, ou d’une manœuvre d’évitement…Les barres et poignées sont là pour assurer la sécurité des voyageurs, il faut les utiliser ! ».

Le métro n’est pas soumis aux aléas de la circulation comme les bus et les trams, mais des chutes peuvent s’y produire également. « On constate que cela arrive principalement au départ et à l’arrivée en station, quand les voyageurs se déplacent pour s’assoir ou sortir. C’est aussi le moment où la vitesse du métro varie le plus, notamment lors du freinage. Des freinages de sécurité peuvent également se produire durant le trajet, c’est pourquoi il est essentiel que les voyageurs se tiennent toujours dans le métro », explique de son côté François Poleur, risk & safety manager au métro.

Quiz sécurité

  • Quel est le poids d’un « nouveau tram » T4000 (à vide) ?
  • Quelle distance met un tram T3000 lancé à 40km/h pour freiner ?
  • Quelle saison est la plus dangereuse pour nos trams ?
  • A quelle mode de conduite formons-nous notre personnel de conduite pour éviter les freinages brusques et les chutes de nos voyageurs ?
  • Combien de voyageurs ont malheureusement chuté dans nos véhicules en 2017 ?