Journée internationale des droits des femmes 2021

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, la STIB a décidé de mettre à l’honneur dix femmes qui ont marqué l’histoire en renommant pour une journée dix stations du réseau bruxellois. Qui sont ces femmes ? Découvrez comment elles ont laissé leur marque dans notre société.

Dix stations, dix portraits de femme

Simone Veil

Comment résumer la vie de Simone Veil en quelques lignes ? Magistrate et femme d’état, Simone Veil a marqué à jamais l’histoire des femmes. Engagée, elle fait adopter la loi dépénalisant l’avortement en France en 1975. Rescapée d’Auschwitz, son parcours inspirant fait d’elle l’icône de la lutte pour les droits de la femme. Première présidente du Parlement Européen en 1979, première femme ministre en 1993 ou encore illustre « Immortelles » de l’Académie française, Madame Veil  nous prouve que rien n’est trop petit pour une femme.

Simone de Beauvoir

Philosophe féministe née en 1908, Simone est connue pour son essai philosophique « Le Deuxième sexe » publié en 1949. Dans cet ouvrage, elle s’indigne de la condition de la femme et prône son émancipation. En 1954, elle gagne le prix Goncourt avec son roman « Les Mandarins » où elle dépeint la vie des Parisiens après la guerre. Simone de Beauvoir joue aussi un rôle essentiel dans les combats de Gisèle Halimi et Elisabeth Badinter pour la reconnaissance des tortures infligées aux femmes lors de la guerre d’Algérie et pour le droit à l’avortement.

Lucia de Brouckère

Née en 1904 à Saint Gilles, Lucia Florence Charlotte de Brouckère était une chimiste et professeure d’université belge. De 1930 à 1932, elle est chargée de cours à Gand et devient alors la première femme à enseigner dans une Faculté des Sciences en Belgique. C’est en 1933 qu’elle obtient son agrégation en chimie. Durant la Deuxième Guerre Mondiale (1939-1944), Lucia part pour Londres où elle participe à l’effort de guerre par la recherche appliquée. En 1944, elle prend la direction de la section Industries chimiques du Ministère des Affaires étrangères belge en exil. Elle revient en Belgique en 1945 enseigner à l’Université Libre de Bruxelles (ULB). La Haute Ecole Lucia de Brouckère rue Emile Gryson à Anderlecht porte son nom. 

Heidi Van de Vijver

Heidi Van de Vijver est une cycliste belge connue notamment pour avoir été championne de Belgique sur route en 1994 et en 1998. Elle participe deux fois aux Jeux Olympiques et gagne Le Tour Féminin en 1993. Elle termine 2 fois 3e dans La Grande Boucle Féminine. Elle a bien sûr remporté de nombreux autres palmarès de cyclisme féminin et a été sacrée trois fois championne de Belgique en contre la montre en 1999, 2000 et 2001. Heidi est aujourd’hui agée de 51 ans. [Source photo : siteducyclisme.net]

Malala Yousafzai

Malala n’a que 23 ans et elle a déjà obtenu le prix Nobel de la paix. C’était en 2014. Elle était alors âgée de 17 ans, ce qui fait d’elle la plus jeune lauréate de l’histoire de ce prestigieux prix. Militante pakistanaise, Malala s’est opposée au régime taliban.  A 11 ans, elle  dénonce au travers d’un blog pour la BBC « Journal d’une écolière pakistanaise » les violences des talibans qui tentent d’interdire la scolarité des filles.  Le 9 octobre 2012, elle reçoit une balle dans la tête. Elle survit à cette tentative d’assassinat revendiquée par les talibans. Depuis 2013, avec sa fondation, elle a à cœur de reconstruire les écoles saccagées et incendiées par le régime taliban. Nommée Ambassadrice des Nations Unies pour la paix en 2017, diplômée d’Oxford en 2020, Malala fait aujourd’hui partie des 100 personnes les plus influentes au monde selon le magazine Times.

Greta Thunberg

Faut-il encore présenter Greta Thunberg, figure emblématique de la lutte contre le réchauffement climatique ? Greta, du haut de ses 18 ans, s’est engagée à bien des niveaux depuis sa plus tendre adolescence. En 2018, alors âgée de 15 ans, elle proteste devant le parlement suédois puis enclenche un mouvement de grèves scolaires internationales pour exprimer ses idées en faveur du changement climatique. On connait aussi Greta pour son discours poignant au Sommet des Nations Unies sur l’action climatique en 2019 et son fameux « How dare you ? », « Comment osez-vous ? » repris par toute une génération.

Clémence Royer 

Clémence Royer est née en 1830 à Nantes. A la fin du 19e siècle, elle s’impose comme une figure du féminisme et de la pensée libre. Philosophe féministe et scientifique, elle est la première à avoir traduit en français « l’Origine des espèces » de Charles Darwin. Elle sera d’ailleurs connue pour avoir introduit le darwinisme en France et pour avoir largement diffusé ses idées. En 1870, elle est aussi la première femme à être admise à la Société d’anthropologie de Paris. Durant de nombreuses années, elle militera également pour l’instruction des femmes.

Clara Schumann

Clara Schumann- Wieck est l’épouse du  pianiste et compositeur Robert Schumann. Elle est l’une des rares femmes musiciennes connues au 19e siècle. Clara compose et joue du piano toute sa vie. A 11 ans, elle part en tournée internationale durant… 61 ans ! C’est elle qui fait connaitre la musique de Robert Schumann au monde entier. Plus connue que son mari au moment de leur mariage, Clara est la première à jouer les œuvres qu’il compose. On pourrait dire que sans Clara, pas de Robert. Elle passera la majeure partie de sa vie à rendre honneur à l’œuvre de son mari tout en étant elle-même reconnue.

Rosa Parks

Le 1er décembre 1955, Rosa Parks, afro-américaine de 42 ans, refuse de céder sa place à un homme blanc dans le bus qui la ramène chez elle après son travail. Elle est alors arrêtée, jugée et condamnée.  Rosa fait appel de son jugement. Un jeune pasteur noir du nom de Martin Luther King appelle au boycott de la compagnie d’autobus durant 380 jours. Un an plus tard, le 13 novembre 1956 la Cour suprême des Etats-Unis déclare les lois  ségrégationnistes dans les bus anticonstitutionnelles. En novembre 1956, Rosa Parks devient une icône de la lutte pour les droits civiques. « Elle s’est assise pour que nous puissions nous lever » dira d’elle le révérend Jesse Jackson.

Sainte-Gudule

Gudule de Moortsel,  la doyenne de notre série est née en 646. Elle est la sainte patronne de Bruxelles au côté de Saint Michel. Ensemble, ils donnent leur nom à la Cathédrale de Bruxelles érigée non loin de la Gare Centrale. Elevée par sa tante Sainte Gertrude de Nivelle, l’histoire raconte que Gudule avait une lanterne que le Diable éteignait pour la perdre sur le chemin qui la menait dès l’aube à l’église pour y prier pour les plus démunis. Un ange lui était alors envoyé pour rallumer sa flamme. Gudule décède en 714 à Moortsel. Sa dépouille est ramenée à Bruxelles par Charles de Loraine. On fête Gudule le 8 janvier.

Vous voulez en savoir plus ? N’hésitez pas à lire notre billet de blog « Le réseau de la STIB au féminin » que nous avons écrit en 2020 à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme. Vous pouvez y lire plus sur les femmes de notre réseau.

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