On vous dit tout : la musique dans le métro

De la musique est diffusée en stations depuis 1969. Mais qui se cache derrière cette diffusion de musique ? Et comment le système fonctionne-t-il ? Enquête auprès des DJs de la STIB.

Un peu d’histoire

Nous diffusions déjà de la musique dans nos stations en 1969. A cette époque, la musique était préenregistrée sur des cassettes audio. Nous n’avions alors qu’une vingtaine de cassettes, que nous faisions tourner chaque jour. Il s’agissait de musique d’orchestre, sans parole, appelée aussi « muzak« . Dans les années 80, nous avons remplacé ces cassettes par des CD’s.

Depuis 2010, la STIB a opté pour une diffusion musicale plus élaborée. Pour ce faire, elle collabore avec une société spécialisée qui travaillait déjà avec d’autres sociétés de transports en commun.

Le voyageur au centre de toutes nos attentions

Vous êtes nombreux à accorder beaucoup d’importance au confort et au sentiment de sécurité lorsque vous voyagez sur notre réseau. C’est pour y répondre que nous avons lancé en 2010 la possibilité de diffuser des plages musicales dans nos stations de métro. Vos réactions positives ne se sont pas fait attendre et de nombreux courriers nous sont alors parvenus pour saluer l’initiative. « On souhaitait objectiver les remontées de ces clients qui nous parvenaient et les résultats d’une enquête nous ont permis de déterminer que 85 % des clients étaient satisfaits de la musique diffusée en station», explique Sandra, notamment responsable de la musique dans le métro.

Une série de critères permet de déterminer une sélection musicale dans une base de données comptant environ 35.000 morceaux. Chaque jour, une liste de titres sélectionnés nous parvient automatiquement. Ainsi, nous optons en priorité pour une musique apaisante. « L’ambiance musicale permet justement d’apaiser le stress de nos voyageurs », développe Sandra.

De la musique classique est diffusée en soirée. Lors d’événements, des titres spécifiques liés au thème peuvent être repris, comme c’est le cas, par exemple, lors des fêtes de fin d’année, de la Saint-Valentin, de l’Eurovision… Ou lorsque nous souhaitons rendre hommage à des artistes comme David Bowie, Johnny Hallyday ou France Gall . Notre partenaire nous envoie alors une playlist qui est intégrée dans la diffusion musicale du jour.

 

La musique est diffusée 24h sur 24 et en cas de souci, un ordinateur « backup » peut prendre le relais.

Des messages courts, entre deux rames…

Il est également prévu de pouvoir diffuser des messages d’information ou commerciaux dans nos stations et ce, en 3 langues. Nous comptons plusieurs catégories de messages : des messages à caractère purement commercial (ex. informations MOBIB), des messages programmés (ex. sécurité), des messages pré-enregistrés et diffusés en temps réel (ex. en cas d’incident dans le métro) et enfin, des messages effectués en « live » par le dispatching Informations Voyageurs. Ces messages à caractère « urgent » peuvent être diffusés à tout moment dans nos stations de métro et pré-métro et sont enregistrés sur le vif par nos collègues.

Les messages commerciaux sont diffusés à faible fréquence (environ 1x / heure). Quant aux messages plus importants (comme les interruptions du métro) ils sont diffusés à la même fréquence que le métro, pour être sûrs que nos voyageurs les entendent.

Quant au niveau sonore ? Il est calqué selon l’environnement de la station : sa taille, le nombre d’escalators, la fréquentation de la station, etc. Il y a des capteurs en station qui permettent de régler le volume des annonces en fonction du bruit environnant. Le volume de la musique est aussi régulièrement mesuré et en cas de plainte, nos collègues vont directement sur place afin de mesurer son volume. Celui-ci ne peut dépasser les 58 DB. Quant aux messages d’informations, ils ne peuvent dépasser les 80 DB. A noter aussi que le son d’un message augmente à l’arrivée d’une rame de métro.

Maintenant que vous êtes incollables sur le sujet, à l’avenir, vous écouterez la musique en station d’une autre oreille !