Métier insolite : les couturiers de la STIB

Parmi les métiers dont on ne soupçonnerait pas l’existence à la STIB, nous vous présentons les garnisseurs des sièges de nos véhicules ! 

Les sièges des véhicules sont chouchoutés à la STIB, et plus particulièrement ceux des bus et des trams. En cuir ou simili-cuir, ils ont régulièrement besoin d’être restaurés. C’est à l’atelier de recouvrement que sont effectuées ces tâches. L’atelier se situe rue de Cureghem, où travaille également Diada.

atelier rue de cureghem stib

Bienvenue à l’atelier rue de Cureghem !

Les garnisseurs sont en charge de la réparation et la restauration des sièges passagers dans les bus et trams mais aussi les sièges des chauffeurs. Si le siège est trop abîmé de par une usure naturelle ou suite à un acte de vandalisme, c’est le savoir-faire de ces ouvriers qui intervient. Ils réceptionnent des dossiers ou des assises en bois recouvertes de mousse. A eux ensuite de recouvrir les sièges.

Pour ce faire, ils vont enlever l’ancien revêtement du siège, pour que seul le squelette en bois reste (ou éventuellement la mousse qui recouvre le siège). Ils vont alors couper le nouveau revêtement à la bonne taille ainsi qu’une petite pièce de tissu qui servira à tendre le cuir sur l’assise lors du montage. Enfin, dernière étape : le cuir (ou simili cuir) qui sera tendu et agrafé sur le siège (voir vidéo en fin d’article).

assise siège stib

l’assise en bois avant d’être recouverte

Sept employés travaillent à l’atelier de recouvrement. Ils restaurent ou mettent en service en moyenne 300 sièges de bus et 1.100 de tram par an. À cela, on ajoute les intérieurs totalement refaits (55 bus et 20 trams par an). 600 sièges de conducteurs sont également réparés par an.

siège en cuir et simili-cuir

Pourriez-vous différencier le cuir du simili-cuir ?

La vie difficile de nos sièges

Parmi toutes les raisons de restaurer ou remplacer un siège il y a évidemment l’usure : jeans qui déteignent, frottements… mais le vandalisme fait également des dégâts : coups de canif dans le cuir, tags, chiques… si le siège ne peut pas être nettoyé, il sera restauré. On détachera le cuir ou simili-cuir et on en apposera un neuf pour peu que le dossier ou l’assise en bois soit encore en bon état. Sinon, c’est un nouveau siège qui remplacera l’ancien.

David restaure un siège

le métier de garnisseur demande un savoir-faire particulier : menuiserie, couture…

Il faut compter en moyenne 40 minutes par siège, cela varie selon le type de revêtement, les modèles, etc. Pour remplacer l’ensemble des sièges d’un bus il faut entre 80h et 120h, selon le type de bus. Aucune expérience particulière n’est nécessaire, puisque le personnel est formé sur place, par les fournisseurs de siège notamment. Il faut aimer travailler les matériaux, être ordonné et méticuleux. Il s’agit évidemment d’un métier unique et polyvalent. 🙂

Le reportage de Bruzz