On vous dit tout : les trains de bus

Après vous avoir tout dit sur les retards dans le métro, abordons maintenant les retards sur les lignes de bus, et le phénomène qui en découle, les « trains de bus ».

Vous l’avez sûrement déjà vécu à un arrêt : vous attendez un bus, celui-ci tarde à venir, quand soudain, ce sont trois bus qui arrivent. Ces bus qui se suivent à la queue-leu-leu, on appelle cela un « train de bus ».

Faites l’expérience

Le site Why do buses bunch vous propose de faire l’expérience vous-même : cliquez et restez appuyé sur un bus dans la liste et observez ce qu’il se passe : quand un bus est retardé par un incident ou si il est simplement pris dans la circulation, il y aura plus de monde qui attend à l’arrêt suivant. Les passagers supplémentaires à l’arrêt mettront plus de temps à embarquer, ce qui retardera encore plus le bus, créant un cercle vicieux. Le bus, ralenti, est vite rejoint par le bus suivant.

Et chez nous ?

En amont, il est possible d’éviter les retards de bus :

  • les sites propres permettent aux bus de circuler sans encombres en évitant les embarras de circulation
  • en n’achetant pas de titres de transport à bord. La durée estimée d’un achat de titre de transport à bord est de 30 secondes. Cela peut paraître peu, mais lorsque les fréquences sont élevées, pour peu que le bus rencontre un obstacle ou un feu plus long, le bus suivant peut le rattraper rapidement.
  • les feux intelligents : ces feux de circulation analysent les flux d’automobilistes et adaptent de manière optimale la circulation. Pratiques, ils aident tout le monde.
  • en adaptant les horaires des écoles : dans certains quartiers, les écoles proches se sont concertées pour décaler de quelques minutes la sortie de leurs élèves. Ainsi, ils ne se retrouvent pas nombreux à embarquer en même temps dans leur bus, risquant de les retarder.

A noter également, nos bus sont victimes des véhicules garés en double-file de manière intempestive ou autres obstacles qui entravent leur bonne circulation. En 2014 nous avons compté plus de 1500 interruptions de ce type et il est difficile de lutter contre ce fléau.

Que faisons-nous lorsqu’un train de bus se crée? 

Concrètement, nous n’interviendrons que si le retard d’un bus ne peut être résorbé au terminus. En effet, demander une régulation est contraignant pour nos voyageurs, cela implique de débarquer du véhicule pour permettre au bus de faire demi-tour. De plus, nos bus, articulés ou non, ne savent pas faire demi-tour n’importe où : il est difficile d’imaginer un demi-tour stratégique sur la ligne 71, alors que de nombreux ronds-points sur la ligne 48 le permettent.

Nous disposons par contre de bus de secours stationnés aux endroits stratégiques de la ville, que nous utilisons pour rétablir la régularité sur une ligne mais également pour remplacer des véhicules en panne ou assurer des navettes tram ou métro en cas d’incident technique. Ce sont les véritables Saint-Bernard du réseau !

Pour rappel, ce sont environ 580 bus qui roulent simultanément en heure de pointe. De quoi bien occuper notre dispatching. 😉

A vous de jouer

Si vous voyez plusieurs bus arriver, il est tentant de monter dans le premier venu. Pourtant, il sera plus confortable de prendre le deuxième, moins chargé. Cela régulera le flux de voyageurs et nous permettra de repartir de plus belle en sortant du cercle vicieux expliqué plus haut.

Cet article comporte 1 commentaire

  1. 1138

    Étrangement, vous ne parlez pas d’une autre technique, pourtant utilisée par la STIB : le dépassement.

    Quand deux bus se suivent (et si le lieu le permet), le deuxième bus passe devant le premier. Comme il est peu rempli, il absorbe facilement les personnes qui attendent aux arrêts suivants et peut prendre de l’avance. Bien sûr, ça fonctionne mieux avec les bus articulés, où la montée à l’avant n’est pas de mise.

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