On vous dit tout : l’occupation fictive

Ce matin, vous étiez très nombreux à nous demander des explications quant aux nombreux retards sur les lignes 1 et 5 du métro. Il s’agissait de ce que l’on appelle chez nous une « occupation fictive« . On vous explique concrètement ce que c’est.

Notre réseau métro est équipé d’un système de sécurité très strict et ce, depuis sa création en 1976 : l’ATP(s), automatic train protection (system). Lorsqu’un métro est détecté sur les rails, les feux à l’arrêt précédent se mettent au rouge, empêchant un autre métro de passer pour éviter toute collision. Si un conducteur brûle le feu (ou dépasse la vitesse autorisée), le métro freine automatiquement et ne peut plus redémarrer avant une procédure spécifique : il devra contacter le dispatching qui autorisera le véhicule à redémarrer.

Comme avec tout système, il arrive qu’il y ait des bugs. 

C’est ce qu’il s’est passé ce matin, entre Maelbeek et Mérode. Les feux sont restés au rouge. Le temps que le dispatching analyse les données et découvre qu’il n’y avait pas de métro qui occupait les voies (d’où le nom d’occupation fictive), les véhicules ont été autorisés à rouler entre ces deux stations, mais ne pouvaient dépasser la vitesse de 25 km/h tant qu’il y avait occupation fictive des voies.

Cela a engendré des retards, étant donné la mauvaise localisation du problème. Ces retards se sont répercutés sur les lignes 1 et 5. Nous avons dû dépêcher une équipe sur place pour trouver précisément d’où venait le problème et remplacer une pièce.
Les métros en direction de Stockel et Herrmann-Debroux se sont rapidement retrouvés derrière les véhicules ralentis, avant d’être eux-mêmes ralentis, entraînant un embouteillage.

Embouteillage qu’il a fallu dissoudre grâce à la régulation : certains métros ont dû débarquer les voyageurs déjà ralentis dans leur trajet, pour effectuer un demi-tour et aller chercher les voyageurs qui ne voyaient pas de métro arriver dans la direction opposée, puisque les véhicules atteignaient difficilement leur terminus où ils font leur demi-tour habituel.

Les chiffres de ce matin

L’occupation fictive a démarré à 9h17.
À 10h49, le problème technique était résolu, il n’y avait plus d’occupation fictive.
À 11h04, la régulation était terminée, les véhicules roulaient à nouveau à une fréquence normale.

 

Cet article comporte 1 commentaire

  1. Thomas

    chouette votre blog et des nouvelles sur les coulisses de la STIB.

    On imagine souvent les tunnels du métro larges, planes et rectilignes. Pourtant, depuis qu’il y a les boas, on se rend compte qu’ils tournent, montent descendent.
    Suggestion : pourquoi ne pas embarquer un caméra dans un poste de conduite sur les lignes 1-5 et 2-5 et filmer un trajet? On pourrait voir le métro sous un angle tout différent (stations abordées en virage, stations en contrebas ou tout en surplomb, etc. ) et partager le vécu des conducteurs.

    Une idée qui cadre bien avec l’esprit de ce blogue, non?

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